dimanche 25 septembre 2011

Les Tables de Nantes 2011, le guide des restos branchés

C'est très souvent qu'on me demande des conseils pour trouver un bon resto à Nantes. Un bon resto ce n'est pas seulement un endroit où on mange bien, c'est aussi une ambiance, un accueil, des petites attentions, des tables plus ou moins espacées pour discuter tranquillement,... ; bref conseiller un resto c'est d'abord poser des questions : t'y vas avec qui? pour quoi faire ? et à quel moment ?
Aujourd'hui pour trouver des bonnes adresses je me fie à Elise , qui sur son blog nantes-privé.fr se charge de dénicher des endroits sympas.

Je n'aurai pas pensé un jour pouvoir me fier à l'office de tourisme de Nantes (oh pardon ! au "Voyage à Nantes") pour trouver le resto idoine de mes sorties. D'habitude, j'utilise plutôt les guides des offices de tourisme comme des annuaires, c'est à dire que j'y trouve des numéros de téléphone, mais pas des conseils....
Mais ce que j'ai entre les mains me laissent pantoise : le guide des Tables de Nantes, réalisé par Le Voyage à Nantes.
Je trouve ça incroyable, j'y trouve toutes les bonnes tables que j'adore. En fait j'aurai pu faire les mêmes choix, j'y rajouterai bien sûr Madam Bla et je ne comprends pas la présence du Rive Gauche à St Sébastien, qui selon moi porte un grand préjudice à l'accueil à la nantaise, tant ils sont désagréables... bref ! ce guide est tellement "tendance" qu'il me semble un peu suspect... Si c'était un guide édité par Nantes Privé, ou Ouest France, ou encore Andegave, pourquoi pas? un guide élaboré entre potes, financé par la pub, un peu comme l'initiative des Toqués du goût il y a deux ans? Mais là ce guide est financé par Le Voyage à Nantes, c'est à dire par Nantes Métropole, nos impôts quoi!!

Et là ça me dérange un peu : selon moi le service public est censé apporter un "plus" par rapport aux initiatives privées : plus de sens, plus d'engagements, plus de mise en valeur des initiatives durables, etc...
Pour cela, les acteurs du service public se reposent sur les labels et les certifications. Oui je sais, Le Voyage à Nantes n'aime pas ça : aucune mention des labels "Restaurateurs de France" ou "Cuisineries Gourmandes" dans le Guide des tables de Nantes du VAN. Hors ces labels certifient que les établissements utilisent des produits locaux, proposent des menus découvertes pour les enfants, et tout ces engagements sont vérifiés par des audits réguliers, etc... c'est intéressant non?

Le Voyage à Nantes veut s'affranchir de ces engagements du service public, et quelque part je les comprends.
Ils n'ont pas trop envie de se prendre la tête avec la CCI, Loire-Atlantique Tourisme, la Direction Régionale du Tourisme et tous ces fonctionnaires trop sérieux, pour élaborer un guide des bonnes tables de Nantes. C'est beaucoup plus sympa de créer un jury de personnes un peu "tendances" (quel jury??) pour aller tester tous ces petits restos que les nantais fréquentent.


Mais je suis persuadée que si les acteurs du tourisme veulent répondre aux attentes des clients, ils doivent leur donner des marques d'engagement : pas seulement leur dire que nous avons de bons produits et du bon vin, et des chefs qui savent les cuisiner, nous devons leur assurer que manger dans tel ou tel resto est un acte durable. Selon l'étude Atout France sur le Tourisme et le Développement durable, 87 % des voyageurs sont prêts à faire confiance à un label garantissant que leur voyage respecte les principes du tourisme responsable.

J'ai de plus en plus l'impression que Le Voyage à Nantes, c'est une bande de potes à qui on a confié le tourisme de notre belle ville. Dans cette bande de potes, j'en connais quelques-uns, je les estime personnellement et professionnellement. Et chacun sait que je porte une admiration sans borne à Jean Balaise.
Mais des fois je m'inquiète ... et là quand je regarde le guide des bonnes tables, et ben... je suis inquiète. Pas vous??

vendredi 16 septembre 2011

Expériences de vacances ...

Cet été je suis devenue une touriste. A force de parler des touristes et de leurs comportements (comme s'ils étaient des enfants), je me suis glissée dans la peau d'une vraie touriste. Quelle galère !

Tout d'abord, jour de festival à Saintes
Tout d'abord je vous le donne en mille, moi qui ne vais jamais dans les offices de tourisme parce que je n'aime pas trop qu'on ne comprenne pas mes questions (j'ai l'impression que je suis conne je déteste ça!), je suis allée à l'office de tourisme de Saintes. J'étais avec ma mère et ma fille et c'était jour de festival à Saintes. Bref on avait le programme du festival mais on voulait savoir si tel ou tel spectacle était adapté à l'âge de ma fille (elle a 3 ans). On a donc demandé à la personne de l'office de tourisme, derrière son petit bureau, qui était très sympa, mais qui n'avait pas les réponses (ça paraît dingue mais c'est souvent comme ça!) ,
Pourquoi ce gentil monsieur n'en savait rien? et sa collègue, qui était occupée devant son écran d'ordinateur et qui n'a pas daigné lever son regard vers nous, n'en savait rien non plus.  J'imagine donc que les employés de l'office de tourisme s'en balancent des spectacles, et les préposés à la programmation de ce festival sympathique mais confidentiel (http://www.sceneouverte.org/) ne savent pas présenter leurs choix artistiques. Je ne vais pas épiloguer sur cette triste réalité : le non-dialogue entre le tourisme et la culture (très bien expliqué par mon amie Evelyne Lehalle sur son superbe blog hyper pro et que j'adore : www.nouveautourismeculturel.com/blog/)
Si jamais un élu d'une petite ville (comme Saintes), ou organisateur de festival lit ces quelques lignes, je n'ai qu'un conseil : organisez des séances de présentation des programmations pour les employés de l'office de tourisme. Ils peuvent même aller aux spectacles, ils pourront mieux en parler! Allez savoir, ils en seront peut-être ambassadeurs!


Puis visite de Walibi (si si je vous assure!!)
Bon d'habitude je ne suis pas consommatrice de ces parcs d'attraction, mais ... bon des fois il faut savoir être consensuelle. Et si ça plaît à ma fille et que ça lui permet de passer du temps avec ses cousins, alors là je dis oui avec plaisir!!
Bon je vous passe l'intérêt de ces grands parcs complétement réaménagés, "urbanisés", avec des places, des rues, etc... là où il devait y avoir une jolie plaine et une jolie forêt... Bref
Ce qui m'a le plus étonnée (voire ahurie) dans cette expérience, c'est l'absence totale de la moindre allusion à ce que j'appellerai "le monde qui change". En d'autres mots, je pense que les gestionnaires de Walibi n'ont JAMAIS entendu parler de développement durable, de changements climatiques, de problèmes de déchets ou de nécessité de manger local. Ils doivent donc vivre sur une autre planète ! En d'autres termes, en amont de la visite, aucune mention sur la possibilité de venir autrement qu'en voiture (effectivement il n'y a pas d'autres solutions!), à l'intérieur du parc pas de poubelles de tri, le petit train fonctionne au bon vieux gasoil, et les steaks des hamburgers proviennent certainement d'Europe de l'est. Bref c'est la cata. Expérience négative, à ne pas renouveler.


3ème expérience de touriste : les Abattoirs à Toulouse
Ah Toulouse ! quelle ville magnifique ! Je ne pouvais pas passer dans la ville où j'ai passé mon bac, sans aller faire un tour du côté de mon vieux lycée... St Sernin... et puis bien sûr aller visiter les Abattoirs, ce magnifique musée d'art contemporain.
Ma fille n'était pas dépaysée car dans le jardin du musée trône un beau manège, version miniature du beau Manège d'Andréa nantais, inspiration Les Machines, Royal de Luxe... Ah l'esprit nantais flotte sur la ville rose !! (hi hi)
Le quartier du musée n'est pas très loin du centre, c'est un quartier résidentiel, et en plein mois de juillet il faut bien dire que Toulouse était un peu endormie. En bonnes vacancières, ma sœur, sa fille, la mienne et moi nous arrivâmes donc à l'accueil du musée assez tard (11h), mais heureusement car c'est précisément l'heure à laquelle ouvre le musée. Après une heure de visite environ les deux puces avaient soif et faim. Mais nous avions envie de rester un peu : seulement pas de distributeur de boissons à l'horizon, pas de petit endroit pour se restaurer, et dans le quartier pas un seul commerce en vue ! Le restaurant sur le site proposait le premier menu à 25 € !
Quel dommage de quitter ce bel endroit si privilégié en bord de Garonne, reprendre la voiture, et tout cela pour trouver boissons et grignotages. L'accueil dans les sites culturels c'est prendre en compte le bien-être des visiteurs. Non les visiteurs de musée ne sont pas seulement des personnes célibataires avec un budget de rêve, et toutes les mamans ne sont pas hyper organisées...

En conclusion de mon billet je veux dire qu'il y a des parcs d'attraction qui font des efforts : http://www.consoglobe.com/parcs-attractions-prennent-virage-vert-3790-cg
Et puis je crois que je vais arrêter de faire la touriste : c'est définitivement pas mon truc !!